
Le corps sait : pourquoi lui faire confiance permet d’avancer plus vite ?
Merci à Audrey Lambert pour la sincérité et la profondeur de ses réponses. Son approche nous invite à porter un autre regard sur le corps et à l’écouter comme un précieux allié. Une lecture qui inspire à prendre soin de soi autrement.
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Vos massages ne sont pas seulement un moment de détente : en quoi sont-ils aussi une porte d’entrée vers une meilleure compréhension de soi ?
J’invite à comprendre que le corps n’est pas un obstacle à dépasser, mais un allié, que l’on ne fait qu’un avec son corps. Ses tensions, ses douleurs, ses malaises sont autant de signaux : ils nous indiquent quand quelque chose en nous s’éloigne de notre vérité. Le corps nous ramène sur notre chemin, il nous parle quand on s’oublie. Apprendre à l’écouter, c’est se rapprocher de soi. C’est dans le corps que le moment présent se vit. Et c’est là que commence le mieux-être.
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Vous êtes agréée ASCA : qu’est-ce que cela apporte en termes de professionnalisme, de reconnaissance et de sécurité pour vos clients ?
Être agréée ASCA implique une formation continue chaque année, ce qui me permet d’enrichir ma pratique et d’ajouter régulièrement de nouveaux outils. L’objectif est de rester au plus près des besoins de mes clients et d’être la plus efficace possible dans mes accompagnements. L’agrément ASCA demande également une formation en premiers secours, à renouveler tous les deux ans. Enfin, il atteste que le praticien est correctement formé dans sa méthode. Pour les clients, cela représente aussi, selon leur contrat, la possibilité d’un remboursement partiel des séances via leur assurance complémentaire (si celle-ci est partenaire ASCA).
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Comment vos différentes techniques de massage s’adaptent-elles aux besoins spécifiques de chaque personne que vous recevez ?
Je suis formée à plusieurs approches : massage classique, réflexologie plantaire, massage neuromusculaire, trigger point, EFT, ou encore des techniques spécifiques aux sportifs, entre autres. J’ai également suivi pendant trois ans l’enseignement de Monsieur Georges Bergoz, ostéopathe et maître rebouteux. Cette formation m’a permis de maîtriser le reboutement musculaire, articulaire et crânio-viscéral, et surtout de découvrir le lien entre douleurs physiques et émotions. Ayant moi-même traversé des périodes de fortes tensions et de blocages, je sais à quel point le corps peut devenir un véritable messager. Ce vécu personnel nourrit profondément ma pratique. Et au-delà des techniques, je me fie aussi à mon intuition : je ressens facilement les choses. Cela me donne d’instinct la direction à suivre et me permet d’adapter chaque séance au besoin de la personne à l’instant T.
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On dit souvent que « le corps garde la mémoire » : comment vos séances aident-elles à libérer ces tensions profondes, parfois liées au vécu émotionnel ?
Le fait que le corps garde en mémoire est une richesse : c’est grâce à lui que nous pouvons nous souvenir, comprendre et transformer. Les tensions, bien souvent, sont liées à notre vécu émotionnel. Le corps ne fait que nous le rappeler : à travers une douleur, une crispation, il cherche à nous indiquer qu’il y a quelque chose à écouter, un besoin non respecté, une part de nous mise de côté. Il n’est pas contre nous, au contraire, il veut nous guider.
En séance, j’utilise mes différentes techniques corporelles, mais aussi des outils comme la PNL ou la lecture symbolique des maux. Cela permet de donner un sens aux zones de tension. Parfois, rien que le fait de comprendre le message du corps suffit à libérer une partie de la charge.
Certaines zones, comme le ventre, révèlent particulièrement l’émotionnel. C’est là que beaucoup de personnes « gardent tout », parfois sans même avoir conscience de leur souffrance. Le travail corporel aide alors à libérer ce qui était retenu et à remettre du mouvement, de la légèreté et du souffle là où il y avait blocage. Chaque séance est une invitation à transformer ces mémoires douloureuses en une ressource nouvelle. Le corps enregistre aussi le bien-être, et peut garder cette mémoire-là.
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Quels types de problématiques (stress, douleurs, fatigue, burn-out…) vos soins permettent-ils le plus souvent de soulager ?
Il y a deux grandes portes d’entrée dans ma pratique.
Le corps physique. Des personnes viennent pour soulager des douleurs concrètes comme des lombalgies, cervicalgies, sciatiques, douleurs du bassin, des hanches, des genoux, des chevilles, tensions dans la nuque, les épaules, les bras… Grâce au reboutement, je traite aussi des problématiques spécifiques comme les épicondylites, bursites ou encore les tensions digestives et abdominales.
L’état émotionnel. D’autres arrivent avec un stress chronique, une fatigue profonde ou un pré- ou post-burn-out… Elles parlent souvent de manque de confiance, de difficultés à avancer, d’une impression de tourner en rond ou de se sentir bloquées dans leur vie, ou encore de stress liés à des examens.
Et puis, au-delà de ces problématiques, il y a un profil que je retrouve encore et encore : des personnes qui s’oublient. Celles qui ne se valorisent pas, qui donnent sans compter, qui vivent dans la souffrance silencieuse d’un manque de reconnaissance. Trop gentilles, elles mettent tout le monde avant elles, jusqu’à perdre de vue leurs propres besoins, leurs désirs, leur valeur.
Mon rôle est alors de leur offrir un espace pour se remettre au centre. Les aider à écouter leur corps, à se reconnecter à ce qu’elles veulent profondément, et à oser, pas à pas, vivre leur propre vie et suivre leurs rêves.
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Qu’est-ce qui différencie une simple séance de massage bien-être d’un véritable accompagnement thérapeutique comme celui que vous proposez ?
Je propose trois formats : des séances de massage thérapeutique, des séances d’accompagnement et un format mixte, où l’on travaille à la fois sur les messages du corps et sur leur intégration par le massage. Dans ce format mixte, on commence par explorer ce que le corps exprime : où sont les tensions ? Que veulent-elles dire ? Puis le massage vient soutenir ce qui a été touché, libérer les tensions et inscrire la prise de conscience dans le corps.
Ce qui fait la différence avec un simple soin bien-être, c’est d’abord ma manière d’être. J’ai un style direct et bienveillant à la fois ! Je ne laisse pas les gens “se faufiler” trop longtemps ! Mon accompagnement est nourri par mon intuition, mes expériences de vie, et une conviction : avancer n’a pas besoin d’être compliqué.
J’utilise des techniques simples, efficaces, parfois même ludiques… que j’aurais aimé connaître plus tôt. Et j’y ajoute ma touche : un brin d’humour !
Au fond, mon objectif est d’offrir un espace d’humain à humain, où la personne réapprend à s’aimer, à se remettre au centre, à retrouver ce qui l’anime et à rêver de nouveau. Ce n’est pas toujours confortable, parce qu’il faut parfois bousculer ses croyances ou sortir du mode survie. Mais c’est possible. Et même… ça peut être amusant !
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Quels retours ou transformations de vos clients vous touchent particulièrement dans votre pratique ?
Ce qui me touche le plus, c’est de voir cette étincelle revenir dans leurs yeux. Le moment où elles passent de « je suis au bout » à « je vais y arriver ». Ce basculement… parfois dès la première séance, c’est magique.
Une personne peut arriver dans le désespoir, la confusion, le découragement… et repartir avec un sourire, un soupir de soulagement, un soupçon d’espoir. Parfois, j’aimerais prendre une photo “avant/après” tant le changement est visible.
Certaines clientes me disent : « J’avais une énergie incroyable en sortant de la séance ! À chaque fois, je fais des pas de géant. Merci, merci, merci ! ». Récemment, une cliente m’a écrit avant même notre prochaine séance pour me partager sa victoire : elle avait réussi à changer sa vision des choses vis-à-vis de sa santé, de son corps, et le résultat a été une transformation totale. J’ai été très touchée.
À chaque fois, je ressens une immense gratitude. C’est un privilège d’accompagner ces passages de vie. Et ce sont elles qui font le chemin ; moi, je suis là pour les accompagner avec joie.
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Dans un monde où tout va vite, pourquoi prendre le temps d’écouter son corps devient-il, selon vous, un atout essentiel pour avancer plus sereinement ?
Dans ce monde où tout s’accélère, nous sommes devenus experts pour penser… mais pas pour ressentir. On vit dans le mental, dans l’anticipation, et on oublie le corps. Pourtant, c’est lui notre véritable boussole. Le corps, c’est ce qui nous ancre. C’est lui qui dit oui ou non avant même qu’on comprenne pourquoi. L’enthousiasme, par exemple, ce n’est pas une pensée : c’est une vibration qui traverse tout le corps.
Nos peurs, nos projections, nos angoisses viennent du mental. Le corps, lui, vit au moment présent. Mais comme on a pris l’habitude d’ignorer ses signaux, il commence par murmurer… puis finit par crier.
Écouter son corps, ce n’est pas une lubie “bien-être”, c’est un raccourci vers ce qui est juste pour soi. C’est retrouver son équilibre et être au moment présent.
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Comment l’approche corporelle que vous proposez peut-elle compléter d’autres démarches thérapeutiques (psychologiques, médicales, énergétiques) ?
Pour moi, tout ce qui fait du bien à la personne est approprié. C’est aussi cela, apprendre à se faire confiance. Si une démarche résonne, c’est qu’elle est juste à ce moment-là.
Certaines personnes suivent une psychothérapie en parallèle. Nous travaillons davantage sur l’ancrage, le présent, la libération physique immédiate. Avec la chiropraxie, l’ostéopathie ou la physiothérapie par exemple, le massage vient détendre la musculature, ce qui facilite les manipulations et soutient la récupération.
Et du côté énergétique, mon approche peut aider à ramener dans le corps ce qui a été perçu ou compris sur un plan subtil, pour l’ancrer dans la matière et dans le quotidien. En résumé, mon travail relie le mental, le physique et l’émotionnel. Il complète parfaitement d’autres approches, tant qu’il n’existe pas de contre-indication médicale ou thérapeutique.
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Si vous deviez résumer l’expérience que l’on vit en venant dans votre cabinet, quels mots choisiriez-vous pour donner envie aux gens de franchir le pas ?
Choisissez-vous. Venez découvrir qu’il est possible de retrouver le sourire, un sourire qui naît simplement du fait de vous sentir bien avec VOUS, d’être pleinement vous.
Venez comme vous êtes. Et comptez sur moi, et sur mon enthousiasme, pour vous accompagner jusqu’à ce que cette étincelle revienne dans vos yeux !
Audrey Lambert – Vaumarcus, le 27.08.2025
Massothérapeute agréée ASCA
Le Château 13
2028 Vaumarcus
Tél. : 076 384 54 35
Site internet : audreylambert.ch







